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Le Gr400 en huit jours : tour du volcan cantalien en bivouac

De l’Auvergne je ne connaissais que le Super-Lioran, station où j’ai skié pendant des années avec ma famille (oui on peut skier en Auvergne.) Alors, quand on a évoqué l’idée du Gr400, un trek de huit jours autour du volcan cantalien, ça a été un grand oui !

Le volcan cantalien en quelques mots

Le GR400 se situe au coeur du Parc des Volcans d’Auvergne. Le massif cantalien est l’un des volcans les plus importants d’Europe. Son diamètre mesure environ 70km !!! L’itinéraire passe par ses principaux sommets, à savoir le Plomb du Cantal à 1855m, et le Puy Mary à 1787m.

Officiellement, le GR400 se fait en huit jours. Il est possible de se ravitailler presque tous les jours dans les différents villages traversés. Côté eau, il y a très peu de points d’eau potables. Nous avons la gourde LifeStraw et avons donc pu nous ravitailler dans les abreuvoirs pour les vaches en altitude. Je ne garantis pas que ces abreuvoirs sont tout le temps là, ni que l’eau est potable mais nous n’avons eu aucun problème.

Côté pratique

Le Gr400, est facilement accessible en transport en commun. De Paris, il y a un train en direct pour Clermont-Ferrant. Il faut ensuite prendre un autre train jusqu’à Murat, le départ du GR.

Nous avons commencé directement le trek en sortant du train, en début d’après-midi. Nous étions en semi-autonomie, c’est-à-dire en bivouac avec une base de nourriture, donc nous n’avons pas toujours respecté les étapes du topo-guide. Je vais vous décrire nos étapes à nous, ainsi que les différentes difficultés que l’on a pu avoir tout au long du Gr400. Les temps de marche sont les nôtres, et sont plutôt des temps de “bons marcheurs”.

Pour connaitre les “vraies” étapes, vous pouvez vous procurer le topo-guide, ou vous rendre sur le site de mongr.

Voici notre itinéraire exact, dessiné grâce à AllTrails. La couleur violette représente nos détours pour nous rendre dans les villages.

Etape 1 : de Murat à la ligne de Crêtes. 4h de marche.

Ce matin, on a les yeux qui piquent ! On saute dans le train de 7h direction Murat, point de départ du Gr400. On a tout prévu pour pique-niquer une fois arrivés sur place mais vous avez le nécessaire à Murat pour déjeuner, faire quelques courses, retirer de l’argent… Une fois nos fruits et légumes achetés, on commence à suivre les fameuses marques rouges et blanches, c’est parti !

Dès le départ, on se fait un petit détour pour monter au rocher de Bonnevie pour pique-niquer, et commencer cette aventure avec une belle vue, s’il-vous-plait !

Rocher de Bonnevie

Après un coup d’oeil au topo-guide, on décide de marcher jusqu’à la ligne de Crêtes pour monter en altitude et avoir un beau lever de soleil demain matin. Physiquement, on est en pleine forme, à voir si ça tient sur la durée ! On ne se sent pas vraiment en montagne les premières heures pendant lesquelles on monte doucement à travers les pâturages et les forêts.

En approchant de Cheyrouze, la montée devient plus ardue et on commence à entrer au coeur de paysages montagneux. La traversée du plateau après les burons est incroyable, j’apprécie vraiment la deuxième partie de cette étape ! On traverse notre premier troupeau de vaches avec une certaine appréhension mais elles nous laissent passer sans trop de problème (pour cette fois-ci…)

On décide de se poser juste en-dessous de la ligne de crêtes. Tous les éléments sont réunis pour un bivouac parfait : une rivière, une belle vue, pas de vent… le terrain n’est pas très plat mais il fera l’affaire !

Etape 2 : de la ligne de Crêtes au Pas de Peyrol. 8h de marche.

Réveil vers 6h pour admirer le lever de soleil. Il faisait vraiment froid, mais le spectacle était grandiose ! Premier petit-déjeuner de l’aventure plus que réussi !

Lever de soleil GR400

Premier objectif de la journée : déjeuner au Super-Lioran. Si nos calculs sont bons on devrait y être vers 13h. On est émerveillé par ce début d’étape ! La vue tout autour de nous est juste incroyable, quel bonheur de marcher au coeur de ces paysages ! Au rocher du bec de l’aigle, on aperçoit le Lioran en contre-bas, le restaurant n’a pas l’air très loin (c’est ce que l’on croyait). En fait, on a trouvé la descente un peu longue. On pensait être arrivé une fois sortis de la forêt, mais pas du tout ! Une autre heure de marche nous attendait.

Bec de l'aigle
Rocher bec de l'aigle

Que c’est étrange de voir la station sans neige ! On se dirige vers le célèbre Rond-Point, mais on se pose finalement au Coin Chaud où l’on déguste une grosse assiette de pâtes au Cantal. On fait quelques courses pour se ravitailler. La supérette est plutôt bien fournie, je crois bien que c’est une des plus grosses du trek ! 😅

C’est là que les choses se corsent. Nous n’avons eu aucune difficulté à suivre le Gr400 jusqu’au Lioran. Le balisage était bien indiqué. En fait, le Gr400 se compose de plusieurs boucles, plus ou moins longues et on passe notre temps à passer d’une boucle à l’autre. On se rend alors compte que l’on doit revenir sur nos pas pour continuer le trek, et que venir au Lioran était en fait un aller-retour. Il faut vraiment faire attention au balisage parce qu’on peut facilement se retrouver à partir du mauvais côté ou se retrouver sur un autre GR !

Jusqu’au Pas de Peyrol, passage de la brèche de Rolland et ascension du Puy Mary.

En partant ce matin, on avait prévu de se trouver une zone de bivouac relativement tôt pour pouvoir se poser. Spoiler : on a tout fait sauf se poser tôt. D’ailleurs, on ne s’est jamais posé aussi tard en bivouac !

Du Lioran donc, on monte tranquillement vers le col de fond de Cère puis jusqu’à Rombière. Ca grimpe bien, mais on se sent encore en super forme physique et on arrive rapidement en haut. On fait le plein d’eau à côté du télésiège où se trouve un abreuvoir et on prend la direction du Puy Mary. De là, on ne savait pas encore qu’on s’embarquait pour de loooooongues heures de marche !

On s’engage sur un sentier à flanc de montagne qui offre une vue de dingue ! On arrive au Col de Combe et on comprend vite qu’on ne sera pas prêt de trouver un endroit où bivouaquer. Le vent est de plus en plus fort, le terrain est en pente, bref, on doit continuer à avancer jusqu’à trouver un coin plat à l’abri du vent. Nos réserves d’eau sont pleines, ça ira pour ce soir !

On suit toujours le sentier à flanc de montagne, en croisant quelques panneaux “⚠️ Brèche de Rolland, passage très dangereux.”. On se demande bien ce qui nous attend ! Et bien de l’escalade, pure et dure ! On arrive face à un mur, sur lequel est dessinée la petite marque rouge et blanche. Pas de doute, il faut grimper !

GR400 Brèche de Rolland

On replie nos bâtons, on prend notre courage à deux mains et… on escalade ! Mon vertige et moi sommes arrivés là-haut les jambes un peu tremblantes mais j’ai bien aimé ce bon shot d’adrénaline ! Il m’a d’ailleurs bien aidé jusqu’à la fin de la journée ! En effet, au bout du chemin se dresse le Puy Mary, un des points culminants du trek. On n’avait absolument pas prévu de le faire aujourd’hui ! Et après 7h de marche et l’escalade, les jambes commencent à faiblir un peu.

La vue là-haut nous fait instantanément oublier la fatigue. On ne sait plus où donner de la tête, et la lumière de la fin de journée donne une ambiance incroyable. Il est 19h, et on s’arrête un peu pour manger une barre et profiter du spectacle. On espère que de l’autre côté, on trouvera rapidement un endroit où poser la tente.

On descend de l’autre côté, qui est aménagé et donc beaucoup plus facile, mais nos genoux grincent quand même. Sans réfléchir, on voit la marque du GR en face et on s’engage sur le chemin en contre-haut de la route. Après 5min, on trouve un rectangle d’herbe, plat. On ne réfléchit pas, il est 20h, on dormira là ! Chambre avec vue sur le Puy Mary, beau coucherl, on pensait avoir trouvé le meilleur spot du trek !

Malheureusement, le vent qui nous suit depuis le début de l’après-midi ne se calme pas, bien au contraire, et nous sommes tout, sauf à l’abri. Je rassemble mes dernières forces pour ressortir une fois la nuit tombée pour prendre quelques photos. La tente a l’air de tenir le coup, mais la toile fait énormément de bruit et j’ai vraiment peur que tout s’envole…

Puy Mary nuit

Etape 3 : du Pas de Peyrol au Claux. 4h40 de marche.

La nuit sur le col a juste été affreuse ! Le vent a été de plus en plus fort pendant la nuit. Le matin, nous nous sommes réveillés entourés de brume, avec une petite pluie, par-fait ! Pour le coup, cela donnait des paysages magnifiques et une ambiance vraiment particulière mais olalala qu’est-ce qu’il faisait froid ! Pour ne rien arranger, de l’eau est entrée à l’intérieur de la tente, j’ai une petite flaque sous le matelas, les duvets sont trempés… On décide de reporter le petit-déjeuner à plus tard et de partir vite d’ici !

GR 400 PUY MARY

On s’est rendu compte hier soir en lisant le topo-guide qu’on était parti sur le mauvais GR, heureusement que l’on n’était pas bien loin !

En fait, une fois que vous êtes redescendus du Puy Mary, il faut prendre tout de suite à droite, sur la route. Un petit sentier part quelques mètres plus loin au-dessus. Avec la pluie de ce matin, c’est surtout de la gadoue et on doit faire attention à ne pas glisser. On finit par atteindre une super vue sur les orgues. On décide de s’arrêter là pour prendre notre petit-déjeuner. Que c’est beau ! La brume défile à toute vitesse devant nous, donnant une atmosphère incroyable. On décide de faire aujourd’hui une petite étape et de s’arrêter au Claux pour déjeuner avec Julia, une copine photographe.

Après ce bon petit-déjeuner, on repart pour les 2h de marche restantes (croyait-on !). On passe notamment par une vallée où une dizaine de chevaux (sauvages ?) broutent tranquillement. Les chevaux en liberté, la vue, le soleil… mais c’est le pa-ra-dis !!!!

⚠️Alors, ne faites pas la même erreur que nous : une fois que vous avez passé les Burons d’Eylacs, passez la barrière et surtout, SURTOUT, restez sur le chemin de gauche au bout duquel se trouve une autre barrière. C’est vraiment très mal indiqué, et nous avons bêtement suivi le marquage rouge et blanc…. pour nous retrouver sur le GR4. On s’en est rendu compte après plus d’une heure de montée et après un coup d’oeil à la carte. Demi-tour ! J’appelle Julia en panique pour la prévenir qu’on sera vraiment très en retard ! On redescend à toute vitesse, et devinez qui vient nous chercher au parking en voiture ? 🤩

On passe une bonne partie de l’après-midi au petit restaurant du Claux à discuter puis on se pose au camping. Au bord de la rivière, il est vraiment bien et à 6€ la nuit pour deux, on ne va pas se priver ! Le reste de la journée est dédiée aux lessives, une bonne douche et lecture au soleil.

Etape 4 : du Claux au Falgoux, 5h de marche.

On repart bien reposé du camping, avec l’objectif de faire une grosse journée de marche car la météo de demain annonce un peu de pluie. Dès la sortie du Claux, le GR commence à bien monter mais c’est plutôt agréable, on est en forêt. On débouche ensuite sur des pâturages où la pente s’accentue d’un coup ! Ca réveille ! On fait une pause snack une fois arrivés au col sous le Suc Gros en compagnie des vaches et on décide de marcher encore un peu avant la pause pique-nique. Une fois la brèche passée, le paysage change complètement. On se retrouve à marcher dans de grandes plaines, jaunies par le soleil d’été, c’est magnifique. J’ai par contre trouvé la descente jusqu’au Falgoux un peu compliquée. Elle est longue, et mes genoux faisaient les difficiles, j’ai dû m’arrêter plusieurs fois.

On arrive vers 16h au Falgoux et bien entendu, on se pose dans un café pour prendre un goûter avec la ferme intention de repartir ensuite pour continuer d’avancer. On a quand même eu l’intelligence de jeter un oeil à la météo et là… 🌧🌧🌧🌧 absolument touuuuute la journée !! Est-ce qu’on prend le risque de reprendre la route et de marcher demain sous la pluie ? Non, la météo a l’air claire… c’est décidé, ce sera hôtel pour les deux prochaines nuits. Au moins, on sera reposé pour repartir samedi !

Le Falgoux

On jette notre dévolu sur l’Hôtel des voyageurs. On paye 60€ par personne et par nuit la chambre en demi-pension. La chambre était très propre, et avec vue sur le Puy Mary s’il-vous-plait ! Les repas sont cuisinés avec de bons produits, pour la plupart locaux, et les desserts sont tous faits maison ! Le petit-déjeuner est bien copieux, on s’est régalé ! Petit bémol pour les mini-plaquettes de beurre en usage unique, nous qui voulons tendre vers le zéro déchet, c’était raté ! Les aléas du voyage ! A part ça, tout était parfait et les gérants sont adorables ! Je ne vous conseille cependant pas le sandwich pour le pique-nique si vous avez le choix, il s’agit simplement de baguette avec du beurre et du jambon, autant le faire soi-même !

Hôtel les Voyageurs

Le vendredi, il a plu absolument toute la journée, sans s’arrêter ! On était bien content d’être au chaud à l’hôtel.

Etape 5 : Du Falgoux à la cascade du coin, 7h de marche.

Le départ du Falgoux se fait sous un temps très mitigé. Heureusement, la première partie de cette étape est en forêt. Nous serons d’ailleurs de plus en plus en forêt sur la fin du Gr400.

On est en pleine forme après cette journée à l’hôtel et on grimpe à toute vitesse jusqu’à la Crête Impramau. La brume donne au paysage des airs d’Ecosse. C’est dingue comme les paysages sont changeants, on ne s’ennuie jamais ! On est tellement occuper à les admirer qu’on arrive à rater une balise, encore une fois. On se perd et on doit tout dévaler à travers champs pour retrouver le marquage. Au final, on ne perd qu’une dizaine de minutes mais cette capacité à nous perdre tout le temps m’agace.

Gr400

On suit ensuite une piste forestière pendant 3km. Le soleil joue à cache-cache et la pluie ne semble pas très loin. On arrive au Buron où l’on croise un couple qui était à l’hôtel avec nous. On se suivra jusqu’à Murat 😅 On continue de monter et on tombe sur deux chevaux de traits en liberté. Obligée de m’arrêter, moment papouilles à volonté ! On y reste un moment mais on doit avancer, le ciel se noircit de plus en plus. En arrivant là-haut, on re bifurque à gauche en voyant une marque… pour retomber sur le couple ! Qui s’est trompé ? Nous, encore… On était en train de redescendre tranquillement au Buron… Je m’énerve.

Gr400

On devait pique-niquer au pied du Puy Violent mais je n’ai plus la force, on mangera ici avant de reprendre le bon chemin. On s’arrête à peine 20min, la température a chuté d’un coup. Après le Puy Violent, le chemin redescend tout en douceur entre forêts et pâturages. On arrive au Fau et on décide de continuer encore un peu jusqu’à trouver une zone de bivouac. Le long de la route, après la Bastide, on voit un panneau “cascade, 300m”. On tente le détour ! On se trouve un vrai petit coin de paradis en contre-haut de la rivière ! Je suis trop contente de me laver sous la cascade (bon elle était ultra froide…). Demain, la météo annonce un peu de pluie, on croise les doigts…

Bivouac Gr400

Etape 6 : De la cascade à Mandailles, 7h30 de marche.

Préparez-vous, vous vous apprêtez à lire notre pire journée du trek ! Un enfer quasiment du début à la fin !

On part avec un temps très humide et on monte un bon moment le long d’une piste forestière avant d’arriver dans les alpages où la montée est vraiment difficile. Le vent se lève, le ciel se noircit… ça ne présage rien de bon ! On arrive sous la ligne de Crêtes et je décide de me poser pour réaliser un time-laps. Les nuages et la brume passent à toute vitesse autour des montagnes, c’est magnifique. Au bout d’une bonne vingtaine de minutes, la pluie se met à tomber d’un coup. C’est le début de la fin ! On range tout précipitamment, on met nos vestes et on se met à marcher le plus vite possible pour fuir cette pluie glacée. Nos mains sont déjà gelées.

Le brouillard se joint à la partie ! On ne voit quasiment plus rien, difficile de repérer le balisage. On croise un troupeau qui prend peur, une vache tente de nous charger. Je ne vous cache pas que là, c’était la m****, et on a vraiment eu peur. Elle nous a obligé à quitter le Gr pour contourner le troupeau. On est descendu assez loin du chemin, dans les herbes hautes. La pluie s’est remise à tomber de plus belle et impossible de revenir sur le sentier. On perd une heure à les contourner, on est trempé, on tremble de froid.

Gr400

Impossible de s’arrêter pour manger, on arrive enfin à retrouver le Gr. On marche le plus vite possible mais on a du mal à se repérer dans le brouillard. On passe cols et crêtes pendant 5h à un rythme soutenu, sans s’arrêter pour tenter de fuir la pluie et le vent. N’en pouvant plus, on s’arrête enfin vers 16h pour manger. Un randonneur nous indique que Mandailles n’est “plus qu’à” 2 petites heures de marche. On arrive ENFIN, à bout de fatigue. On marche vers le camping pour découvrir qu’il est fermé. Je commence à craquer. On retourne au village et on finit par prendre une chambre aux Genêts d’Or, en demi-pension aussi. Que d’hôtels pendant ce Gr400 !

La chambre est super bien décorée, très propre. On a adoré le repas (un cabillaud aux petits légumes qui change des truffades et sauces au bleu !), et le petit-déjeuner était très complet. Un régal. Une soirée bien méritée après cette (très) dure journée !

Etape 7 : De Mandailles à Lafont, 5h30 de marche.

Ce matin, le temps est encore incertain donc on prend notre temps au petit-déjeuner et on ne part que vers 10h. On monte encore à travers les bois. Ce n’est vraiment pas ma partie préférée. Je la trouve longue et monotone. On arrive au col de Pertuès d’où la vue est magnifique. On continue de monter jusqu’aux Crêtes et de longer la montagne avec une vue vraiment dingue sur le Puy Griou. J’adore cette partie, les paysages sont juste incroyables. On redescend pendant 1h30 jusqu’à Thiézac où une grosse supérette nous permet de faire un bon ravitaillement.

On décide de continuer. La fatigue tombe d’un coup, j’ai du mal à avancer. On veut arriver jusqu’au gite de Lafont mais on est encore dans les bois, il fait sombre et ça ne me motive pas. On s’arrête bivouaquer dans une prairie juste en face du gite, ça ira pour aujourd’hui !

Etape 8 : de Lafont au Buron de Raveyrol, 7h de marche.

Il a fait bien froid cette nuit, j’ai du mal à sortir de mon duvet pour le petit-déjeuner. On commence encore cette étape par une montée dans les bois. Je la trouve vraiment inintéressante et j’ai hâte d’en sortir.

Par contre, à partir du Buron de Tuillères, c’est magnifique ! On a une vue sur tous les Puys sur notre gauche. Le dénivelé positif est plutôt conséquent jusqu’au col de la Chèvre. On continue encore un peu pour pique-niquer au niveau du petit portillon au bois. Selon le topo guide, deux bonnes heures de marche nous attendent avant d’atteindre le Plomb du Cantal, LE point culminant du GR 400 !

Pour finir, on y arrive en à peine une heure. Petite pause goûter (oui à 15h) à la buvette du Plomb et plus qu’à redescendre jusqu’à Prat de Bouc.

On galère un peu pour retrouve le GR. Il suffit en fait de monter sur le Plomb et de redescendre de l’autre côté. Une fois passé Prat de Bouc, on continue une bonne demi-heure et on se trouve une super zone de bivouac à côté du Buron de Raveyrol.

Etape 9 : Du Buron de Raveyrol à Murat, 4h de marche.

On a eu très froid cette nuit mais on se réveille motivé. Plus que 4h de marche et nous aurons bouclé le Gr400 ! On arrive rapidement sur une large route forestière que l’on suit pendant 1h30 jusqu’au col de la chèvre. Encore une fois, les indications du topo-guide n’étaient pas claires. On n’a même pas vu que l’on avait dépassé le col de la Chèvre… La descente commence, dernière ligne droite ! La fatigue commence à bien se faire ressentir. On redescend le long d’une autre piste forestière, olalala que c’est long !

On sort enfin de la forêt. Un panneau indique “Murat, 4km”. On y est presque ! 1h plus tard, nous voilà à Murat, enfin ! On s’arrête déjeuner à la Table des Volcans, un restaurant délicieux avec de super produits !

Bonnes adresses

Murat regorge de bonnes adresses ! On a eu le temps d’en tester pas mal !

  • La Table des Volcans : Un super restaurant de spécialités locales. Les plats sont faits maisons, avec des produits locaux, et de très bonnes qualités. Coup de coeur pour leur cornet de Murat à la crème de myrtille !
  • Le Comptoir, 2 avenue des 12 et 14 juin : Très bon restaurant également, avec des prix très abordables, nous nous sommes régalés !
  • Crêperie Chez Laurette, 28 rue du Bon Secours : Et oui, ça change des truffades ! Les crêpes y sont délicieuses et s’adaptent aux saisons.
  • Le cellier de la Marmotte : En plus d’être une boutique vendant des produits artisanaux et locaux, on y trouve juste en face un petit salon de thé où l’on peut déguster crêpes, gaufres… avec de la confiture myrtilles maison !
  • La boîte à biscuits, 4 place de l’hôtel de ville : Petite boutique vendant des produits locaux et bio. Parfait pour ramener des souvenirs ! Elle propose également des dégustations de glaces artisanales, vegan.

Le GR400 est vraiment un trek incroyable. Il reste largement abordable pour de bons marcheurs et offre une grande variété de paysages. Il est très facile d’y bivouaquer ! N’hésitez pas à me poser vos questions sur ce trek en commentaires ou via le formulaire de contact, j’y répondrai avec plaisir !

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