Le Kazakhstan en sac à dos

Le Kazakhstan en sac à dos

12 November 2018 6 By labaroudeusevoyage

 

Quand on a annoncé à nos proches que l’on partait trois semaines au Kazakhstan avec notre tente et notre sac à dos, les réactions ont été nombreuses ! Le Kazakhstan ? C’est où ça ? Mais ça craint pas ? Comment vous avez eu l’idée de partir là-bas ?

Alors après trois semaines de trec, de longues heures de bus, de galères et de magnifiques paysages, j’espère que cet article vous donnera envie d’aller y faire un tour et vous apportera tous les conseils nécessaires 🙂

Un peu d’histoire

Le Kazakhstan tel qu’on le connait aujourd’hui a été créé par le régime soviétique dans les années 1920. Avant cela, l’histoire du Kazakhstan se résume surtout par la succession de peuples nomades. A partir de 200 av JC, les Huns arrivent des territoires actuels de Mongolie et de Chine du Nord. Pendant plusieurs dizaines d’années, les turcs, boudhistes ou encore Mongols se disputent le territoire. Les premiers ascendants connus des Kazakhs sont les Ouzbeks, un groupe de Mongols islamisés. Au XVème siècle, le groupe est divisé par une querelle interne. Une partie s’installa au sud de Syr-Daria et régna depuis Boukhara avant de donner leur nom à l’Ouzbékistan moderne. L’autre partie s’installa au Nord, restèrent nomades et devinrent les Kazakhs, ce qui signifie “cavalier libre” ou “aventurier”.  Emergent alors trois hordes : la Grande Horde au sud, la Horde Moyenne au nord, au centre et à l’est, et la Petite Horde à l’ouest. Chaque Horde est dirigée par un Khan. Vers la fin du XVIIème siècle, les trois Hordes sont défaites face à un clan Mongol.

Les Kazakhs essayèrent d’obtenir la protection du Tsar en lui prêtant allégeance. C’est un échec puisque la Russie les annexe. On estime qu’environ un million de Kazakhs sont morts à cause de la répression et des famines. A partir de 1929, ils ont dû se conformer aux principes marxistes et donc se convertir à l’agriculture collectiviste. Là encore les morts se comptent par milliers.  Dans les années 30-40, Staline déporta des milliers de personnes dans les camps de travail construits au Kazakstan. Ces derniers fermèrent en 1950. De nombreux survivants restèrent sur place, tandis que différentes nations soviétiques arrivèrent pour exploiter le charbon. Résultat : la proportion de Kazakhs dans la population diminua de 30%.

Pendant la Guerre Froide, le Kazakhstan vit Nazarbaev faire son ascension dans les rangs du CPK (Parti communiste Kazakh). Le pays fut une des dernières Républiques soviétiques à proclamer son indépendance. Nazarbaev fut proclamé président à la suite d’élections. Il transféra la capitale d’Almaty à Astana en 1997. La ville incarne aujourd’hui l’objectif principal du président qui veut faire du Kazakhstan la première puissance économique et politique d’Asie Centrale. En 1999 et 2005, Nazarbaev remporte les élections avec environ 90% des suffrages. Ses opposants sont fréquemment limogés, jetés en prison ou même retrouvés assassinés (le gouvernement niant toute implication).

 

Côté pratique

Y aller : Il est moins cher de se rendre au Kazakhstan qu’en Mongolie mais le prix des billets reste conséquent tout de même ! Regardez bien les comparateurs de prix comme Skyscanner ou Liligo. Il existe des vols directs mais qui restent très très chers (aux alentours de 700€ le billet). Nous avons fait Paris-Budapest avec Easy jet puis Budapest-Astana avec Wizz Air. Pour le retour nous sommes repartis d’Almaty vers Riga avec une escale d’une journée à Riga (parfait pour rallonger les vacances !), puis Riga-Paris, le tout avec Airbaltic. Nous en avons eu pour environ 500€ l’aller-retour ce qui n’est vraiment pas cher.

Côté papier, le passeport suffit si vous restez sur place moins de 30 jours. Au-delà, il vous faudra un visa. Vous remplirez la carte d’immigration une fois arrivé à l’aéroport. Ne la perdez pas ! Il vous la faudra absolument pour repartir.

Sur place la vie est vraiment peu chère, vous pouvez manger au resto pour 2€/personne. La monnaie est le Tenge Kazakh. 1€= 420 tenge (Octobre 2018). Le décalage horaire est de 5h.

Voilà l’itinéraire de ces trois semaines. C’était la première fois que vous voyagions avec une date de retour fixée. Nous avons donc pas mal couru après le temps pour être sûrs d’être à Almaty le jour J. Nous sommes au final arrivés avec 3-4 jours d’avance. Cet itinéraire est donc largement possible en trois semaines, surtout si vous avez votre propre véhicule.

Je vous conseille fortement d’apprendre l’alphabet russe et kazakh. Cela parait impossible au début mais profitez des longs trajets pour le faire, ça nous a facilité pas mal de choses (rien que repérer les toilettes par exemple !). Les locaux ne parlent quasiment pas anglais, mais exclusivement russe et kazakh. Maitriser un peu de vocabulaire peut être utile. Vous serez surpris de voir que beaucoup de mots se rapprochent du français !

Prenez une carte sim locale. Nous avons pris un forfait ALTEL 4G qui nous a bien servi, notamment pour avoir accès à Google Traduction ! Vous verrez à quel point cette application est utile, et elle a énormément amusé les locaux ! Les cartes peuvent s’acheter dans les gares et les boutiques. Demandez de l’aide aux locaux pour la mettre en place car tout est écrit en kazakh !

Je vous conseille également de télécharger l’application Here we go qui vous permet d’avoir une carte gratuite hors connexion. Celle du Kazakhstan est plus précise que Google Maps et nous a été bien utile !

 

 

Astana et flamands roses

Notre avion atterrissait tard le soir à Astana. Nous avions choisi un Couchsurfing complètement excentré d’Astana, bien à 2h de route. Une ferme en plein milieu des steppes, en nous disant que pour une première expérience Kazakh, ça allait être vraiment chouette ! Si nous avons été accueillis le soir avec un super repas, le lendemain a été bien différent…

Notre hôte nous annonce gentiment qu’il emmène Nico travailler aux champs, pendant que je dois rester aider les autres femmes à la cuisine. S’ensuit alors une journée juste atroce, à se faire crier dessus, considérer comme une moins que rien à enchainer les longues heures de vaisselle pour une fête à laquelle je n’ai pas le droit d’assister. Le temps passe et je commence à m’inquiéter de ne pas voir revenir Nico. Le soir, je décide d’échapper à la vigilance des femmes pour aller assister à un des plus beaux couchers de soleil de ma vie. Pour l’anecdote, Nico est revenu après 21h, très content de sa journée ! Il a pêché, nagé dans la rivière, joué de la musique et bien dégusté la vodka locale. Très vexée et surtout dégoutée d’avoir passé ma première journée Kazakh ainsi, nous sommes partis dès le lendemain matin.

On quitte donc la ferme pour retourner à Astana. La capitale a seulement 20 ans et rappelle le gigantisme de Dubaï avec ses tours et ses allées immenses. Les bâtiments sont tous espacés, ce qui donne une sensation d’espace considérable. La ville parait vide de monde, tellement que l’on se demandait parfois si on avait le droit d’être là !

 

Nous avons vraiment fait le minimum à Astana. On était curieux de voir à quoi ressemblait la ville mais nous sommes venus au Kazakhstan pour les steppes et les montagnes, et non les villes. Nous avons donc commencé par le parc citadin où sont exposées des miniatures des sites célèbres du pays comme le Canyon de Charyn. Nous sommes ensuite passés par le palais du Président pour continuer vers la grande avenue où se trouve le monument de Bayterek. En haut de la tour, vous pourrez poser votre main dans l’empreinte de celle de Nazarbaev tout en regardant son palais…

Nous avons été un peu déçus par la mosquée, pas assez authentique à notre goût. Elle reste très belle et grandiose, comme tout le reste des bâtiments. Ce qui nous a le plus surpris et amusé a été le centre commercial de Kan Shatyr. L’architecture en elle-même est surprenante mais l’intérieur l’est encore plus. En plus des nombreuses boutiques se trouve un parc d’attraction, un centre aquatique et de nombreux restaurants.

Le soir, notre couchsurfing nous a emmené au jardin botanique, tout neuf et simplement immense, pour assister au spectacle de la fontaine chantante. Le parc offre une belle vue sur Astana, surtout de nuit. La fontaine chantante n’est pas en soit un incontournable mais reste appréciable pour passer un bon moment 🙂

La réserve de Korgaljyn

La réserve naturelle de Korgaljyn est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les flamands roses migrateurs viennent entre mai et septembre pour se reproduire dans les eaux salées du lac Tenguiz.

Comment y aller ? Rendez-vous à la gare routière d’Astana pour prendre un bus direction Korgaljyn. Vous en aurez pour environ 1000T par personne pour 2h30 de trajet. N’hésitez pas à utiliser Google Traduction pour être sûr de réserver le bon billet. Le chauffeur vous déposera au musée de la ville. Dans la rue juste en face du musée se trouve une GuestHouse (repérez les chalets). Le prix est de 30€/nuit en pension complète. Elle avait l’air très bien mais était trop cher pour nous. Une autre GuestHouse se trouve juste à côté de la mosquée, au niveau d’une grande place. Vous en aurez pour 6000T pour une chambre standard soit environ 14€. Rajoutez 2500T/personne pour la pension complète. Tout était très propre, les toilettes sont à la turc (habituez-vous !), et les gérants très très gentils !

Pour se rendre au lac, il faut absolument être accompagné d’un guide. Le musée peut vous en fournir un. Les prix varient selon les guides. Nous avons payé le nôtre 13 430T + 23 000T pour la voiture soit environ 45€/personne si vous êtes deux. Cela a été notre plus grosse dépense du voyage. Nous avons réalisé un véritable safari ornithologique pendant 3h à travers steppes et lacs. Le guide était passionné et nous montrait pélicans, cygnes, aigles… Seule déception, nous avons vu les flamands roses d’assez loin. Les paysages sont cependant magnifiques et nous avons pu voir des aigles de très près. Le village en lui-même n’a pas d’intérêt. On voit qu’il tente de s’ouvrir au tourisme mais que ça ne prend pas encore.

Mais est-ce que cela vaut les 90€ ? Pas vraiment… A faire si vous êtes à Astana avec votre propre véhicule, mais ne venez pas dans le nord simplement pour cela. Attention, le dernier bus pour Astana repart à 17h. Après cette heure-là, il n’y a plus de taxis, ni de voitures pour s’y rendre. Il part sur la petite place en face de la mosquée.

Direction le sud

Encore une fois il faudra vous rendre à la gare routière d’Astana. Vous pouvez vous rendre à Shymkent en train ou en bus. Le trajet dure une quinzaine d’heures en train pour la modique somme de 60€. Le bus coûte quant à lui 16€ pour un trajet de… 25h ! Préparez-vous mentalement car je ne l’étais pas ! Les bus sont très vieux, n’ont bien sûr pas la clim, pas de toilettes, et les arrêts sont peu nombreux ! Prenez beaucoup d’eau avec vous car il fait très très chaud. Dites adieu à votre confort. Les toilettes sont simplement des trous alignés dans un plancher les uns à côté des autres… parfois même sans séparation ! Adieu l’intimité ! Nous avons traversé des paysages magnifiques mais sommes arrivés complètement épuisés à Shymkent.

Nous avons passé trois jours à Shymkent durant lesquels nous avons dormi dans l’hostel Shymakala. Il est plutôt bien placé. La nuit coûte 1500T/personne dans un dortoir climatisé et très clean. La ville se visite très facilement en une journée. Il y fait chaud et les places à l’ombre sont chères ! Les parcs sont agréables et on y est encore une fois plutôt seuls. Celui derrière le monument de l’indépendance est très sympa, ainsi que celui de Ken baba où l’on trouve un vrai parc d’attraction ! Vu l’âge des manèges nous n’avons pas tentés mais qui sait ! Le bazar de la ville est immense, on s’est même perdus dedans ! On y vend de tout, vêtements, pain, fruits, légumes, viandes, épices… Attention il est interdit de filmer et de photographier à l’intérieur…

Si vous voulez un bon petit-déjeuner, un goûter ou simplement un délicieux smoothie je vous conseille l’enseigne Madlen. Après 25h de bus je vous assure que ça fait du bien !

Après avoir rencontré un couple de hollandais à notre auberge de jeunesse, nous décidons de partir avec eux à la réserve de Sarram-Ugam. Elle est juste à côté de Aksou-Jabagly mais moins touristique et donc moins chère ! Pour y aller c’est une vraie galère ! Des taxis collectifs partent dans les environs du bazar. Il faut demander régulièrement aux locaux où se trouvent les marshrutka pour le village de Lenger. Si la voiture est pleine vous paierez 250T/personne. Nous avons eu de la chance car notre chauffeur nous a emmené jusqu’à Kaskacu, à l’entrée de la réserve pour 750T de plus. Il nous a déposé à l’écovillage où vous pouvez louer des chevaux. Pour 20€ vous avez un cheval pendant 2h, l’entrée de la réserve ainsi que l’accès à la piscine de l’écovillage.

Attention avec les chevaux, vous êtes vraiment livrés à vous même, pas de guide, pas de sentiers balisés, rien ! Nous n’avons pas osé nous éloigner de trop et avons profité des steppes et montagnes à proximité du centre pour admirer le magnifique panorama tout en étant à cheval.

Vous pouvez dormir dans l’écovillage pour 80€/personne. Nous voulions camper en sauvage mais on nous l’a déconseillé à cause des nombreux loups qui trainaient. Retour à Shymkent pour une dernière nuit !

 

Les lacs de Kolsay

Préparez-vous à effectuer un véritable parcours du combattant pour vous y rendre, mais ils en valent la peine ! Commencez par prendre un bus pour Almaty à la gare routière Samal, à Shymkent. Le trajet dure une dizaine d’heures pour 2500T/personne. Une fois arrivé, prenez le bus pour vous rendre à la gare de Sayakhat. De là, prenez un bus pour le village de Shelek. Ne soyez pas pressé : le bus arrive à une heure définie mais ne repart que lorsqu’il est plein. Nous avons attendu une bonne heure et demi, il faut vraiment s’armer de patience !

Ce trajet était limite pire que celui de 25h : 3h dans un mini-bus bondé avec la chaleur c’est éprouvant ! Mais vous avez fait le plus facile ! Une fois à Shelek il faut vous mettre à l’autostop. Les locaux ne mettent pas le pouce en l’air mais la main sur le côté, paume vers le bas. SURTOUT, précisez toujours “No tenge”. L’autostop ici, c’est un peu le blablacar de chez nous. Nous nous sommes faits avoir une fois et c’est très frustrant !

Le village juste avant le premier lac s’appelle Saty. Vous n’aurez normalement pas trop de mal à reprendre une voiture en autostop pour les derniers kilomètres, beaucoup de touristes y vont. Sinon, c’est 15km à pieds ! Nous avons payé 2230T pour nous deux et une tente. Attention, il y a très peu de magasins pour acheter de la nourriture, pensez à prendre des réserves sur vous si vous le pouvez, afin d’éviter de ne manger que du pain pendant une semaine ! (Comme nous…)

Attention, depuis le parking prenez la route à droite du lac ! Un gros panneau indique la distance qu’il reste avant le deuxième lac. Nous avons fais l’erreur de suivre les touristes via les pontons de bois. Ils mènent à un point de vue très joli mais ne continuez pas de ce côté. Le chemin devient de plus en plus escarpé voire dangereux, surtout par temps humide. Nous avons dû faire demi-tour au bout d’une heure. Le long du lac vous trouverez pas mal de spots de camping avec même parfois des toilettes sèches. Nous nous sommes mis juste après le 1er lac, le long de la rivière.

Traversée du village de Saty

L’arrivée sur le Kol-Say 1

Notre spot pour la nuit !

 

Nous nous levons tôt pour nous rendre au deuxième lac. Cette partie du trec est beaucoup plus difficile que ce que nous imaginions : environ 1000m de dénivelé positif pendant 3h. Prenez des bonnes chaussures ; à cause du temps il y avait beaucoup de boue, ce que nous ne facilitait pas la tâche ! Vous pouvez louer des chevaux pour vous y rendre mais je vous le déconseille. Ce n’est pas du tout adapté, nous même avons dû escaladé parfois alors les chevaux… c’est très escarpé ! Les militaires le font mais vous serez bien mieux à pied !

Le deuxième lac est vraiment magnifique. Vous pouvez bien sûr y camper mais prenez vos précautions contre les ours. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de monter jusqu’au troisième.

Le trec vers le Kol-Say 2

Le Kol-Say II

Nous entamons ensuite la redescente (bien plus rapide que la montée) jusqu’au parking du premier lac pour commencer l’auto-stop. Une fois à l’entrée de Saty, une route part en montant vers la droite. Elle mène au lac Kaindy. Attention il faut absolument un 4×4 pour y aller, impossible de passer avec une voiture normale. Ceux qui nous ont pris en stop en ont fait la douloureuse expérience… Il faut 45 min de voiture pour rejoindre le lac, sur une route dans un état pitoyable. En arrivant vous verrez une grande yourte. Elle propose des plats traditionnels pour manger le soir. Tout est fait sur place, ce qui explique le long temps d’attente 😉 Essayez d’arriver assez tôt dans la journée car la bande d’herbe qui longe le lac est vite prise d’assaut par les campeurs.

Si vous souhaitez un beau point de vue, ne prenez pas le chemin qui remonte vers la yourte mais celui qui continue vers la gauche. Le sentier est bordé de framboisiers et descend jusqu’à la rivière. Avant cette descente, un petit chemin : descendez abruptement sur la gauche et vous amène de l’autre côté du lac. On nous a également conseillé le sentier barré d’un sens interdit partant de la yourte mais nous n’avons pas eu le temps de le tester.

Je ne peux pas vous dire le prix de l’entrée pour ce lac car nous n’avons pas payé… Il faut payer pour rester en tente, mais nous avons passé l’entrée en auto-stop et n’avons pas pu descendre pour régler la nuit. On ne nous a jamais rien demandé et nous sommes repartis également en auto-stop. Il n’y avait de toute façon personne à la barrière… Pour repartir le plus rapidement possible, je vous conseille la fin de matinée ou en soirée. Les touristes font souvent tous les lacs en une journée et commencent ou terminent par celui de Kaindy. La plupart repartent ensuite sur Almaty.

 

Des lacs au canyon

Nous avons eu beaucoup de chance en repartant de Kaindy de tomber sur un couple qui nous a directement déposé au bout de la piste menant au canyon. Nous sommes passés par le village de Kegen. Cela fait un petit détour mais c’est le seul endroit où nous pouvions manger et faire des courses.

Une fois au bout de la piste, il reste une dizaine de kilomètres à parcourir. Il ne reste plus qu’à espérer qu’une voiture passe par-là et veuille bien vous prendre ! L’entrée est de 500T + 240T/personne pour pouvoir planter sa tente. Du parking il reste encore une bonne demi-heure de marche pour rejoindre la rivière et l’écovillage qui s’y est implanté. Il propose des yourtes et bungalows pour dormir mais vous pouvez installer votre tente sans soucis. Il y a cependant très peu de place pour beaucoup de campeurs. C’est l’endroit le plus touristique du Kazakhstan que nous ayons fait mais cela restait encore correct. Je n’ose pas imaginer dans une vingtaine d’années.  Le lieu reste tout simplement magnifique. Il suffit de suivre le sentier à travers le canyon et de remonter là où l’on peut pour profiter de la magnifique vue.

 

Dernière étape : Almaty

Almaty constituait la dernière étape de notre voyage. Nous avons passé quatre jours à découvrir la ville tranquillement. Nous avions lu beaucoup de commentaires positifs mais avons été plutôt déçus. Est-ce le fait de retourner dans une grande ville après plus d’une semaine à marcher en montagne ? Aucune idée… Mais nous n’y avons pas trouvé le charme recherché. Entre les nombreux centres commerciaux gigantesques, les boulevards interminables et le bruit constant, nous n’avons pas vraiment pris du plaisir à s’y balader. Il y a cependant quelques coins sympas, et surtout, les montagnes ne sont pas loin 😉

Vu notre état de fatigue physique à Almaty nous n’avons pas vu grand-chose mais le principal quand même ! C’est très sympa de se promener du côté de Jibeck Joly, un quartier animé, surtout le soir. Le bazar est à faire aussi. On y a acheté du délicieux jus de grenade fraichement pressé ainsi qu’une barquette de fruits rouges, et le tout pour un prix dérisoire. Ne manquez pas également la place où se trouve le musée des instruments de musique kazakh. Elle rappelle bien la période soviétique. A partir de cette place, vous n’êtes pas très loin de la cathédrale Zenkov, magnifique bâtiment de l’époque tsariste. Elle était malheureusement en travaux pour nous donc nous ne l’avons pas vu 🙁

Les Laghman, pâtes faites maison avec viande, légumes… le tout épicé !

L’église Zenkov…

Le bazar

A l’est de la ville, au niveau de Tattimbet street, se trouve une balade toute mignonne le long de l’eau à travers un parc. Le rendez-vous de nombreux sportifs et poussettes !

Pour manger à Almaty, il y a ce qu’il faut ! Nous avons adoré les Laghmans et manty. Une des spécialités est tout simplement le kebab, vous trouverez des donner partout en ville. Ils vendent également des samsa, des chaussons fourrés à la pomme de terre, aux légumes, à la viande… gras, mais bons !

L’endroit que nous avons préféré à Almaty est le “First presidential park” bien qu’il soit un peu excentré. Il offre une magnifique vue sur les montagnes et est grandiose. On y a même vu un écureuil pas farouche du tout !

Escapade en montagne

L’avantage d’Almaty est qu’elle se situe au pied des montagnes. Vous n’avez qu’à prendre le bus 12 jusqu’à Medeu où se trouve une immense patinoire. Vous pouvez vous balader à partir d’ici ou prendre la navette qui vous emmène à Shymbulak, une des meilleures stations de ski d’Asie Centrale, à 2200m d’altitude. De là vous attend un sacré trec pour atteindre le pic de Talgar à 3163m d’altitude d’où l’on voit le pic Komsomola et ses glaciers.

Vous pouvez vous rendre à l’accueil pour prendre un petit plan. Rien de difficile, il suffit de suivre la piste sous le télésiège. La montée est vraiment ardue !! Mais tenez le coup le paysage là-haut est juste impressionnant. Vous avez même un café-restaurant à mi-parcours pour reprendre des forces ! Pensez à prendre un pull même s’il fait très chaud en bas. Nous sommes partis en short débardeur et avons bien regretté arrivés à 3000m d’altitude ! Nous sommes redescendus en télésiège, profitant que la descente soit gratuite. Vous pouvez bien sûr également monter en télésiège mais il faudra payer !

La station Shymbulak

Le début de la montée vers le pic

Le fameux glacier !