Le tour du Queyras en 8 jours

Le tour du Queyras en 8 jours

19 August 2019 2 By labaroudeusevoyage

Pour notre tout premier trek en semi-autonomie nous avons jeté notre dévolu sur… le Queyras ! Ce nom m’était totalement inconnu avant d’entamer les recherches et quelle belle surprise !

Parc naturel régional situé dans les Hautes-Alpes, le Queyras est parfait pour se familiariser avec le trek en montagne. Le bivouac est autorisé, les refuges sont nombreux et les paysages sont magnifiques. On en fait le tour via le GR58, toujours très bien indiqué.

Pourquoi se lancer dans un trek ?

Nous qui avons l’habitude de se lancer dans des défis à l’étranger (notre tour d’Europe, la traversée du Kazakhstan…) nous avions besoin de calme et de retour à la nature. C’était aussi l’occasion de ne pas prendre l’avion et de partir en train découvrir notre belle France, chose que je fais (trop) rarement. Nous ne voulions pas perdre du temps à chercher et demander notre chemin, à galérer à trouver un hébergement le soir… on voulait juste marcher, planter la tente quand on était fatigué, et profiter du calme de la montagne.

Côté pratique

On a choisi Ceillac pour notre point de départ du tour du Queyras. C’est le point de départ classique et le plus facile à rejoindre en transport en commun. Nous avons pris le train de nuit (si si) à Paris-Austerlitz pour descendre au petit matin à la gare de Montdauphin-Guillestres. A partir de là, une navette vous emmène à Ceillac en une quarantaine de minutes. Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur les horaires ici. Ils diffèrent selon la période donc renseignez-vous bien 😊

Nous avons fait ce trek les quinze premiers jours de juillet, il y avait donc très peu de monde, que ce soit dans les campings, dans les refuges et même sur le GR. A partir du 15 juillet, il est obligatoire de réserver les nuits en refuge.

Première étape : de Ceillac à Saint-Véran

Nous avons décidé de passer notre première journée à Ceillac pour partir le lendemain matin sur le GR58. On s’est posé au camping municipal. Le prix pour la nuit était très correct et les sanitaires étaient propres.

La montée jusqu’au col des Estronques. 1012 D+

Après une nuit pluvieuse, il est temps de replier la tente pour s’attaquer à notre toute première étape : la montée vers le col des Estronques. Une montée plutôt… laborieuse. Pour moi en tout cas. J’ai attaqué la journée avec déjà deux bonnes grosses ampoules, très douloureuses dans les montées. Je n’avançais pas (ce qui avait le don d’énerver Nico 😅), et surtout cela m’énervait moi-même, très sportive, d’échouer lamentablement sur cette montée. 3h30 d’ascension, ça passe trèèèèèèès lentement.

J’ai donc fortement apprécié l’arrivée en haut. La vue était magnifique, et surtout, c’était l’heure du pique-nique (l’heure la plus importante de la journée avec celle du goûter). On mange nos sandwichs en regardant toute la descente qui nous attend. C’est donc ça la montagne ? On grimpe pendant des heures pour au final tout redescendre ? Qu’est-ce qui m’avait pris de choisir un trek dans les Alpes ?

Tour du Queyras

La descente vers Saint-Véran

Trêve de réflexion, on attaque la descente. Miracle, je ne sens pas mes ampoules, mais mes genoux si… on dévale tout pendant trois bonnes heures. La dernière heure est encore une fois compliquée. Mes ampoules me lancent, ça me fatigue, et ce n’est que le premier jour. Je dis à Nico que je ne tiendrai pas la semaine.

On arrive enfin à Saint-Véran, un petit village tout mignon. On prend un bon goûter et on décide de poursuivre un peu pour se trouver un endroit où planter la tente. Après 40 min de descente, on tombe sur l’endroit parfait : une rivière, une table de pique-nique, et un terrain plat. Notre premier bivouac sera ici.

Bivouac Queyras

Les soirées en bivouac se ressemblent toutes : on installe tente et duvets, on se lave dans la rivière puis on prépare à manger. Ensuite, vaisselle, puis dodo souvent très tôt pour réattaquer le lendemain.

Deuxième étape : De Saint-Véran au lac Foréant

Réveil vers 7h, comme la plupart des jours. Je prépare le petit-déjeuner pendant que Nico remballe duvets et matelas. Un bon porridge chocolaté et du thé bien chaud. 1h30 plus tard, on est reparti pour une grosse journée de marche.

Montée du Col de Chamoussières. 864 D+

Pour cette journée j’ai enlevé mes semelles de podologue. Résultat, mes ampoules frottent beaucoup moins contre la chaussure, mes pansements seconde peau font effet, j’arrive à marcher (à peu près) normalement. Le bonheur. Ca monte bien jusqu’à la Chapelle de Clausis mais la forme est présente, et les bonnes sensations aussi. On n’a pas eu le courage de faire le détour jusqu’à la Chapelle pour la vue. A la place, c’était pause barre de céréale les pieds dans l’eau.

Tour du Queyras

Il est temps maintenant d’attaquer la VRAIE montée, et un nouveau col : le col Agnel. Bon…cette montée a été encore plus dure que celle de la veille. Mes ampoules me lançaient affreusement, et l’hypoglycémie n’arrangeait pas les choses. J’ai complètement abandonné et on a fini par pique-niquer avant le col, en plein vent. A part ça, la montée était juste magnifique, et on voyait les paysages changer à vue d’œil, de la vallée fleurie jusqu’aux premières neiges. Encore une fois la vue est superbe mais on ne s’arrête pas trop longtemps. Le goûter nous attend au refuge Agnel !

Descente vers le refuge 300 D-

Une descente assez difficile, surtout sans bâtons de marche. Les petits cailloux roulent sous les pieds, c’est très pentu à certains endroits. Certains passages se font dans la neige. Le paysage est désert, il n’y a que de la roche autour de nous. On cherche chamois et bouquetins qu’on ne trouvent pas. Enfin, on aperçoit le toit du refuge. Les courbatures commencent à arriver les genoux chauffent. La terrasse a une vue phénoménale sur le col. On déguste une bonne tarte fruits rouges-amandes. Pour la plupart des randonneurs la journée s’arrête ici. On décide de continuer encore un peu, on aimerait atteindre le lac et y dormir. Dur de se remettre en route, nos muscles se sont refroidis. La perspective de dormir au bord d’un lac Alpin me motive.

Dernière ligne droite : le passage du col Vieux. 300 D+

Je crois que c’est le premier col que je monte de manière régulière, et surtout rapide ! La montée se fait assez bien, même après une journée de marche dans les jambes. Là-haut, la vue sur le lac Foréant est splendide. Le petit panneau jaune continue de nous donner de la force : plus qu’une demi-heure de marche ! La descente se fait très bien aussi et on a trouvé LE spot de bivouac parfait : à l’abri du vent, juste au bord de l’eau…

Le lac est en partie entouré de petites barrières pour protéger l’environnement. Respectez-bien les limites, toute l’autre partie est accessible. Malgré l’eau glacée, quel bonheur de s’y baigner ! Mes muscles ont aussi apprécié, mes courbatures étaient beaucoup moins fortes le lendemain. L’endroit est magique, on est (quasi) seul au monde et au moins, on a pris de l’avance sur l’étape de demain.

3ème étape : Du lac Foréant à Ristolas. 1008 D-

La bonne nouvelle de la journée, c’est qu’on n’avait pas de col à grimper. On a en effet décidé de s’éviter la Crête de Peyra Plata et d’emprunter la variante passant par la Monta. Aujourd’hui, c’est journée tranquille.

Lac Foréant

Après une bonne descente jusqu’au lac Egorgéou, (magnifique lui aussi) on continue notre route vers la Monta. Vous y trouverez un grand camping qui longe la rivière, ainsi qu’un refuge. On est arrivé à ce dernier pile à l’heure du déjeuner. Le repas était délicieux : une assiette végétarienne faite maison et très garnie ! Après une bonne pause pour digérer, on a remis nos sacs pour marcher jusqu’à Ristolas.

Là, c’est devenu un peu plus compliqué. Nous n’étions qu’en milieu d’après-midi. Trop tôt pour installer notre bivouac, mais nous étions beaucoup trop fourbus pour continuer à marcher. Surtout qu’après Ristolas, ça grimpe sec. On a tourné en rond une bonne heure dans le village et ses alentours. Le vent se levait, on a fini par abandonner pour nous rendre au refuge Le Ristolas. Nous avons été super bien accueillis. Le refuge est géré par un couple adorable qui fait absolument tout. En cette période creuse, on était tout seul dans un dortoir. On a profité d’une bonne douche chaude, on a fait nos lessives, on s’est re-po-sé ! Le repas était digne d’un dîner 4*. Le lendemain, c’était un vrai petit-déjeuner de sportif qui nous attendait. On est reparti plein d’énergie pour attaquer une nouvelle journée !

4ème étape : de Ristolas à Abriès

De Ristolas à Le Roux via la Colette de Gilly. D 756+

Ce matin, ça grimpe sec ! Malgré quelques douleurs ici et là, notre nuit au refuge nous a fait du bien. On attaque la montée pendant 3h sans aucune idée d’où on va s’arrêter ce soir. On aimerait pousser jusqu’au lac du Grand Laus pour y dormir, bien après Abriès. A voir. Pour l’instant, on doit atteindre la Colette de Gilly. Ca se fait plutôt bien, j’ai beaucoup moins de difficulté par rapport aux cols précédents.

On continue de marcher jusqu’à tomber sur un de ces fameux petits panneaux jaunes : “Le Roux : 30min”. On hésite. C’est un aller-retour mais il y aurait un restaurant là-bas… On y va ! Ca descend. Pendant longtemps. On dépasser les 30 min, on se dit qu’il y a un problème. Ah, on a loupé une intersection. On arrive dans ce petite village bien 45min plus tard. Décidément, les villages du Queyras paraissent bien vides. On tourne encore pour finir par trouver un restaurant. Ca a l’air fermé… ah oui, ferme à 13h, il est quelle heure ? 13h15… On aura perdu près de 2h de marche pour rien. On s’installe à la terrasse pour faire gonfler notre semoule dans l’eau froide. Il est loin le bon déjeuner tant attendu…

Un peu énervés par cette perte de temps, on se remet en route. Pour le coup il faut tout remonter. Aller, encore 300 petits mètres de dénivelé positif pour le plaisir. On arrive à Abriès en fin d’après-midi. Hors-de-question de poursuivre plus loin. On s’installe au camping. Cette journée devait être tranquille. Résultat, on a marché plus de 20km et on est complètement crevé !

5ème étape : d’Abriès aux Fonts de Cervières

D’Abriès au lac du Grand Laus. 996 D+

Malgré la fatigue de la veille, on est d’attaque pour la cinquième étape du tour du Queyras. On espère pouvoir pique-niquer au lac du Grand Laus à défaut d’avoir pu y dormir. Pendant la montée, on se dit qu’on a bien fait de s’arrêter à Abriès. On aurait été bien incapables de poursuivre hier ! La montée est longue. Les panneaux indiquent 4h30. On enchaine lacet sur lacet, on croise plusieurs groupes de randonneurs. On pense toujours apercevoir le sommet mais non, il faut encore monter…

Enfin, le lac ! On regarde l’heure, on a pulvérisé le temps ! On ne pensait même pas y arriver à temps pour pique-niquer, résultat il est midi pile. Le lac est magnifique (comme tous ceux croisés dans le Queyras en fait…) on s’accorde une bonne pause. Derrière, on sait que ça redescend bien et que nos genoux vont encore nous le faire savoir !

lac du grand laus

Du lac du Grand Laus aux Fonts de Cervières. 539 D-

Avant de redescendre, il faut continuer encore de grimper jusqu’à la Crête aux Eaux Pendantes. De là-haut, la vue sur le lac est magnifique. On s’attaque maintenant aux 3h15 de descente qui nous attendent avant d’arriver au refuge des Fonts de Cervières. Les descentes sont toujours plus longues que les montées. On croise plein de jolies marmottes sur notre route. Je veux toute les prendre en photo, ça ne nous aide pas ça avancer…

On marche le long de la rivière en se demandant pour combien de temps on en a encore quand un Patou décide de venir nous voir. Heureusement qu’on n’a pas peur des chiens ! Il faut simplement rester sans bouger, ne pas faire de gestes brusques et éviter de le regarder dans les yeux. Le chien vient simplement inspecter qui ose s’aventurer là où se trouve son troupeau. Il a finit par repartir, nous aussi.

Queyras

Au bout de 4h, on aperçoit enfin le refuge. On demande si peut poser notre tente pas loin pour la nuit. Pas de problème. On réserve pour y manger le soir. L’ambiance est très chaleureuse. On mange tous ensemble sur de grandes tables. On y fera la connaissance de deux infirmières qui nous donneront un bon coup de main sur une de nos prochaines étapes. Le lendemain matin, on est dans les derniers à partir.

6ème étape : des Fonts de Cervières à Brunissard

Des Fonts de Cervières à Souliers

On récupère nos deux sandwichs pour le midi et on part enfin. Pour changer, on attaque la journée avec l’ascension d’un nouveau col ! Je ne suis pas en forme ce matin. Le vent souffle de plus en plus fort et les nuages sont particulièrement menaçants. Les 2h30 de montée passent bien lentement. Mes tendinites aux chevilles sont bien réveillées et me ralentissent. Bien sûr, je râle, et fais beaucoup (trop) de pauses.

Arrivés là-haut il commence à pleuvoir un peu. On sort les K-Ways et les housses de pluie pour les sacs. Ca se calme, on en profite pour manger une barre. Là, Nico aperçoit nos premiers chamois. Ils sont loin, mais me font oublier mes tendinites. Le ciel est de plus en plus noir, il faut y aller. Bon, ça ne manque pas, l’orage éclate pendant qu’on est en haut. On accélère la cadence. Emmitouflé dans nos K-Ways on se prend plusieurs grains. On est trempé. On regarde l’heure : on peut tenter le refuge à Souliers pour manger et se sécher. On accélère.

13h30 : Arrivés au refuge ! Certains randonneurs ont terminé leur journée. Pas nous ! On se régale d’une bonne tartiflette (bah quoi il pleut…), on se sèche et on repart. Le ciel s’est dégagé.

De Souliers à Brunissard.

Pour nous rendre à Brunissard, il faut passer un nouveau col. 500m de dénivelé positif nous attendent. On hésite à bivouaquer au lac de Souliers mais le temps reste incertain. On décide donc de pousser jusqu’à Brunissard pour se poser au camping. 600m de dénivelé négatif. Je crois que cette descente était la pire de ce tour du Queyras. On n’en voyait pas le bout. Pour la première fois, les paysages n’étaient pas spécialement beaux. On était dans la caillasse, ça glissait, je suis tombée plusieurs fois, bref, c’était dur. Nos genoux étaient en feu.

Après près de 3h de descente on arrive enfin à Souliers. Je crois que nos jambes marchaient toutes seules à ce moment-là. La descente nous a achevé. En bas, on tombe par hasard sur les deux infirmières qui se moquent de nos têtes fatiguées. Le camping est à 2-3km du centre, elles nous y emmènent en voiture. On ne pouvait pas rêver mieux !

Le camping de Brunissard est particulier. Tout ouvert, il est situé sur un GR. On se place où on veut. Il dispose d’un bar avec des jeux de société, très sympa pour terminer la journée ! La nuit, tout le monde a été réveillé par (apparemment) des hurlements de loups. On était content de ne pas être en bivouac…

7ème étape : de Brunissard aux Escoyères

De Brunissard à Furfande via Arvieux

Nos réserves de nourritures étant quasi vides, on a décidé de faire le petit détour par Arvieux pour refaire le plein. Vous ne trouverez qu’une petite supérette mais elle a ce qu’il faut pour se confectionner de bons sandwichs. On était prêt pour attaquer un nouveau col : le col de Furfande. 950 D+.

Une montée longue (environ 3h30) mais on se sentait plutôt bien physiquement. Les paysages changent souvent : vallées, forêts… et la vue était de plus en plus belle au fur et à mesure que l’on montait. Arrivés là-haut, le panorama était une fois de plus magnifique. De l’autre côté, on aperçoit le toit du refuge de Furfande. La perspective d’un bon goûter !

Furfande

Après 30min de descente, on se pose au refuge, point final de la journée pour à peu près tous les randonneurs. On réfléchit. La vue ici est superbe. Pas mal de randonneurs ont posé leur tente à proximité du refuge. C’est très tentant d’y rester. On étudie la carte. Si l’on s’arrête ici, la dernière journée sera énorme, plus de 8h de marche. Il n’est que 16h, on décide de se remettre en route pour soulager la dernière étape. Le topoguide mentionne un petit lac. En 2h de marche on devrait y arriver et poser notre tente.

Furfande

De Furfande aux Escoyères. 791 D-

On attaque la descente, motivés par le fait de moins marcher demain. Le temps passe, toujours pas de lac en vue. Au bout d’une bonne heure on commence à trouver ça bizarre. On continue, et on finit par arriver à une ferme et… une mare. Une mare ridicule. Non, ça ne peut pas être ça le lac ? Impossible de mettre la tente ici. On regarde la carte, tout correspond. Le topoguide nous a bien eu.

Pas le choix, il faut encore continuer. On commence à désespérer jusqu’à trouver une parcelle d’herbe à côté de la rivière, au-dessus d’une ferme. Ca penche, mais pour une nuit ça fera l’affaire. Il commence à être tard, on est fatigué. Nous ne sommes pas encore arrivés aux Escoyères mais on y est presque.

Dernière étape : des Escoyères à Ceillac

On se lève tôt ce matin. Si on a bien avancé hier pour la dernière étape, la journée reste quand même longue. Il faut continuer de descendre jusqu’à Bramousse pour ensuite remonter le col de Bramousse. Le dernier avant Ceillac.

Queyras

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais on grimpé le col de Bramousse comme si on était chronométré ! C’était long, mais le fait de penser que c’était mon tout dernier col m’a donné envie de le monter vite, très vite. On a pique-niqué là-haut avant d’entamer notre dernière descente. Au col, des randonneurs nous ont dit qu’on avait bien fait de continuer après Furfande. En une seule journée ils ont dû descendre puis remonter, puis redescendre. Le pire pour les genoux et les muscles !

Queyras

Comme pour la montée, on a bien galopé dans la descente. La perspective d’un énorme goûter pour fêter la fin de notre tour du Queyras nous faisait accélérer. On a été tellement vite qu’il était un peu trop tôt pour le goûter mais tant pis ! Cette gaufre chantilly sirop d’érable était beaucoup trop bonne.

Ceillac

On a décidé de ne pas rester dormir à Ceillac et de reprendre un train directement pour Paris. Après avoir acheté quelques fromages locaux à ramener, on a pris la navette pour rejoindre la gare. Le train est dans 2h30… Heureusement, le café à côté propose de bonnes pizzas. On aura la chance dans le train d’avoir une cabine pour nous tout seul, histoire de terminer en douceur notre semaine de déconnexion avant de se retrouver dans la foule du métro.